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Des solutions politiquement meilleures, la prise en charge du vieillissement

Si la pandémie nous a appris quelque chose, c’est bien des années de négligence, de défraiement, de maltraitance et de mauvaise gestion de nos personnes âgées, de nos malades chroniques et même de leurs soignants aux mains de nos élus politiques, dans le cas de la santé publique et des sociétés privées à but lucratif de soins de longue durée.

Les rapports[i] après rapport[ii], financés par ces mêmes entités, mettent en évidence toutes les lacunes et fournissent des remèdes solides et éprouvés pour corriger la situation. Mais est-ce que quelqu’un écoute ? Les plaintes des dénonciateurs qui présentent des preuves explicites de négligence et d’abus semblent toujours parvenir à la presse, mais rien ne semble changer.

La Long Term Care Association of Manitoba a récemment publié un communiqué de presse soulignant les problèmes d’une résidence locale, avec une application dans tout le Canada.

« Plus de 81% des décès dus au Covid-19 au Canada ont eu lieu dans des établissements de soins de longue durée ».

Nous savons ce qu’il faut faire pour remédier à cette situation. Ce dont nous avons besoin, ce sont les couilles d’agir. Nous avons besoin que nos politiciens agissent.

Le Canada consacre 11,2 % de son PIB aux soins de santé, ce qui le place parmi les quatre premiers pays au monde. Le Danemark dépense à peu près la même proportion, soit 11,1 %. Les pays où ils dépensent cet argent représentent une différence majeure.

  • Au Canada (21 293 décès), 85 % des fonds consacrés aux soins de santé vont aux institutions. Seuls 15 % sont alloués aux soins à domicile.
  • Au Danemark (2 301 décès), 85 % des dépenses de santé sont consacrées aux soins à domicile. Seuls 15 % sont alloués aux institutions.
  • Le taux de mortalité par million de Covid-19 au Danemark est inférieur de 32 % à celui du Canada. (en comparaison, le taux de mortalité par million aux États-Unis, pays à but lucratif financé par le secteur privé, est supérieur de 265% à celui du Canada)

Compte tenu de tous les grands rapports et études existants, ainsi que de la collecte de données en temps réel, nous pouvons aisément constater qu’il est urgent de faire davantage au Canada. Alors, comment pouvons-nous éveiller nos politiciens à cette réalité ? Je soutiens que nous devons simplement leur montrer quelques faits clés sur notre population qui vieillit rapidement.

25% de notre population est âgée de 65 ans ou plus. Au total, il y a plus de 9 millions de personnes âgées au Canada. Ces personnes âgées font partie intégrante de la société. La plupart (80 %) sont actives, travaillent encore, sont en bonne santé, dépensent de l’argent et paient des impôts. Devinez quoi ? Ces mêmes personnes âgées peuvent voter. Voulez-vous qu’elles votent ?

18 millions de Canadiens ont voté lors des dernières élections fédérales. Un parti politique serait-il prêt à obtenir 7,2 millions de votes de personnes âgées ? Bien sûr ! Que diriez-vous d’annoncer des améliorations majeures pour tenir compte des résultats des quelque 10 derniers rapports de recherche sur le sujet ? Que diriez-vous d’offrir de meilleurs programmes, soins et financements à nos personnes âgées ?

Les personnes qui ont passé leur vie à contribuer et à construire notre société devraient être respectées et correctement soignées. Les personnes qui s’occupent de ces personnes âgées doivent être respectées, bien payées et soignées. La grande majorité des soignants au Canada ne sont pas rémunérés ! Relisez les rapports. Passez en revue les données scientifiques. Écoutez les experts. Aidons tous les Canadiens à envisager un avenir sain et heureux.

Le Premier ministre Justin Trudeau, dont le gouvernement a été le premier à recevoir le rapport[iii], a déclaré : « J’étais triste. J’étais choqué. J’ai été déçu. J’étais en colère. Je crois que nous parlons d’une situation qui est clairement une réalité associée à COVID-19 mais qui existe aussi depuis un certain temps. Nous devons prendre des mesures en tant que pays ».

Bien que le taux de mortalité global de COVID-19 au Canada soit relativement faible par rapport aux taux d’autres pays de l’OCDE, le pays présente la plus forte proportion de décès survenant dans des établissements de soins de longue durée[iv]. Au Canada, les soins de santé relèvent principalement de la responsabilité de chaque autorité sanitaire provinciale. Il est certain qu’un mandat fédéral peut améliorer et normaliser les soins dans tout le Canada, pour tous les Canadiens.

Un démarrage rapide

Avant la pandémie, le gouvernement du Québec a annoncé[v] un changement majeur dans les dépenses et une augmentation du budget (1 milliard de dollars par an pendant 5 ans) pour améliorer les soins de santé au Québec. Ces mesures ont permis de cibler des secteurs importants, mais en moins d’un an, la pandémie de COVID-19 nous a tous touchés.

Les Québécois plus âgés seront les principaux bénéficiaires puisque le gouvernement de la Coalition Avenir Québec, respectant ses promesses électorales, a annoncé jeudi qu’il dépensera 5 milliards de dollars supplémentaires en santé et services sociaux au cours des cinq prochaines années. Un peu plus de la moitié de cette somme est destinée aux personnes âgées.

L’une des mesures les plus coûteuses annoncées jeudi concerne les soins à domicile, c’est-à-dire l’aide aux personnes âgées afin qu’elles puissent rester chez elles le plus longtemps possible. Les services comprennent les soins infirmiers, la planification nutritionnelle et l’aide à l’hygiène, à l’habillement et à l’alimentation.

Nous avons besoin de plus de visionnaires. Nous avons besoin de politiciens qui agissent. Nous avons besoin de médias qui mettent en évidence les « bons » comme les « mauvais ». Vous vous souvenez de l’expérience des chiens de Pavlov ? Éduquons nos politiciens et récompensons-les lorsqu’ils réussissent.

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